Organisation du marché et les activités de marché

La période qui s’ouvre après la seconde guerre mondiale a été marquée par une remise en question de l'intermédiation bancaire et une orientation vers la finance du marché. En effet, La plupart des pays industrialisés exprimaient un besoin de financement croissant et qui était, dans sa majorité, assuré par le secteur bancaire. L’état a mis en place des réformes en profondeur donnant lieu à de nouveaux instruments financiers et à une restructuration du marché.

A la suite des chocs pétroliers, les pays industrialisés importateurs du pétrole ont ressenti la nécessité de lever les obstacles réglementaires qui empêchaient le libre mouvement des capitaux. On assistait donc à une expansion des transactions internationales, accompagnée d’une profonde mutation des relations financières entre les pays. Cette internationalisation fût favorisée par la mise en place des systèmes d’information permettant aux intervenants d’arbitrer entre plusieurs places financières.

Les transformations qu’a connues le marché, n'auraient pas été réalisables sans le développement des technologies de l’information et de la communication. Les sociétés de bourse organisées sous forme de mutuelle se trouvèrent obligées d’investir dans la modernisation de leur infrastructure pour faire face à un environnement de plus en plus compétitif dans le cadre de la globalisation et du progrès technologique. Or, l’incapacité de certains à fournir le financement nécessaire conduit à une démutualisation du secteur.

Cette démutualisation a soulevé une nouvelle forme de marché de plus en plus concurrentiel, incitant à l’innovation et la création de produits et services très sophistiqués. Cette sophistication, qui repose à la fois sur une dématérialisation et une décentralisation du marché, a facilité l’accès au marché et élargit considérablement le choix entre les instruments financiers à la disposition des intervenants du marché.

Cette époque était également marquée par une expansion importante des activités de marché alimentée par la naissance et la croissance accélérée des fonds d’investissement institutionnels. Ces derniers sont donc devenus des acteurs prédominants au sein du système financier.

La libéralisation des changes au début des années 1970, et libéralisation des taux d’intérêt au début des années 1980 ont engendré une incertitude au niveau du marché. Pour protéger l’économie de ces deux variables, une industrie financière de couverture contre les risques s’est ainsi développée. Les entreprises doivent en effet se couvrir contre les risques liés aux variations des taux de change et aux variations des taux d’intérêt. Durant les années 90, cette industrie s’est mise à couvrir des risques de toute sorte avec des produits de plus en sophistiqués et échangeables sur les marchés financiers.

L’environnement concurrentiel qui régnait entre les banques les a obligés à s’orienter vers de nouvelles activités en quête de ressources supplémentaires, et par conséquent la banque devient un intervenant sur le marché, développant ainsi des activités hors bilancielles et d’intermédiation.

Depuis la fin des années 1970, la réglementation financière a fortement changé. L'accent est désormais moins mis sur les contrôles des produits et des prix, et d’avantage sur la réglementation et la surveillance prudentielle. Mais certains de ces changements ont suscité des inquiétudes dans les pays développés. Les institutions financières sont exposées à de plus grands risques, le potentiel de conflits d'intérêts entre les institutions et leurs clients a augmenté, et la possibilité de fraudes et de plus en plus probable. De plus, la présence des banques universelles et des investisseurs institutionnels, qui jouent désormais des rôles importants dans les systèmes financiers, a soulevé la question concernant une autorité unique capable de surveiller les différents acteurs.