Un Plan d'Opérations Internes (POI): Pour quelles raisons et quels apports?

Anticipez la gestion des situations d'urgence

De l'étude des dangers au POI

Un risque industriel majeur est un événement accidentel se produisant sur un site industriel et entraînant des conséquences immédiates graves pour le personnel, les populations avoisinantes, les biens et/ou l'environnement.

 Les substances dangereuses utilisées par les industries, mais aussi les processus de fabrication, de manipulation ou de transport et les conditions de stockage de ces substances peuvent être à l’origine de phénomènes dangereux.

L’exploitant se doit en effet de trouver et de mettre en place des solutions d'amélioration de la sécurité de ses procédés et maîtriser ainsi le risque à la source.

Le plan d’opération interne s’est imposé dans le milieu des années 80 France comme l’un des outils prépondérants dans la politique nationale de prévention des risques industriels.

En effet, depuis la première directive européenne dite SEVESO en 1982, l’organisation de secours doit être prévue en cas de sinistre dans les installations à risques.

 Cette politique, jalonnée d’une accidentologie marquante et s’appuyant sur la législation des installations classée a évolué, depuis, en bénéficiant d’un large dispositif législatif et réglementaire.

Priorité est donnée à la réduction du risque à la source tant en gravité des effets qu’en probabilité des phénomènes accidentels.

Cette action sur le risque se caractérise par la mise en œuvre de barrières techniques et organisationnelles de sécurité et de protection au rang desquelles figure le POI.

 Cet outil constitue le premier maillon de réponse opérationnelle organisée et planifiée pour faire face aux événements accidentels non souhaités.

Le POI est un document pratique qui prévoit la mise en place de schémas opérationnels adaptés et efficaces à partir d’études de danger intégrant désormais la cinétique d’accidents potentiels.

Le POI impose au chef d’établissement à "s'auto organiser’’, il doit donc disposer d'une organisation interne et du matériel adaptés à la gestion d’un accident sur son site. 

Cette organisation doit permettre d'empêcher l'aggravation du sinistre, d'éviter qu'il ne sorte des limites de l'établissement (ou que les effets de ce sinistre menacent les populations) et de remettre l'installation en état de fonctionnement.